Partir en camp linguistique, une petite aventure loin de chez soi

« Pour mes six ans, mon papa m’a inscrit à un camp linguistique Junior Français à Flône », raconte Alixe (17 ans). « Quand il a vu mon énorme sourire à la fin du camp, il a compris que j’étais fan. Entre-temps, j’ai participé à plus de dix camps et je veux devenir monitrice. »
« Depuis toute petite, j’aimais déjà lire, discuter et apprendre, y compris dans des langues étrangères. En dehors de la maison, je n’étais pas l’enfant le plus extraverti et j’avais parfois peur de faire des erreurs, mais Roeland a complètement changé cela. Comme beaucoup d’autres enfants, je me suis épanouie au camp et j’ai gagné énormément en aisance. Mon premier camp linguistique a donc été un grand succès, tout comme les suivants à Bure, Marche-en-Famenne, Virton et Sutton. »
« C’est de mon papa que je tiens mon amour pour les langues et pour les camps linguistiques de Roeland. Lui aussi y a participé pendant toute sa jeunesse. Quand j’ai été assez grande pour y aller à mon tour, il m’a raconté combien les “étés Roeland” avaient été des moments très heureux pour lui. Être plongé dans une langue étrangère est une expérience rafraîchissante, et on y rencontre des amis pour la vie. »
« Moi aussi, je veux continuer à vivre le plus longtemps possible la nostalgie, la magie et la joie des camps Roeland. C’est pourquoi j’aimerais devenir monitrice à mon tour. J’ai d’ailleurs gardé beaucoup de souvenirs des camps auxquels j’ai participé : diplômes, cahiers d’activités et lettres. Il y a comme une force invisible qui me ramène toujours vers ces camps. »
Que penses-tu du fait de devoir parler constamment en langue étrangère au camp ?
« À mon avis, parler une langue étrangère rend l’expérience beaucoup plus vraie et intense. On sort de sa zone de confort et on doit toujours faire un effort. Comme tous les autres participants vivent la même chose, cela crée des liens très forts. »
« On se découvre sous un angle différent, et c’est en reparlant sa langue maternelle dans le bus du retour qu’on apprend à se connaître pleinement. »
« Je crois que l’amour pour une langue en particulier peut naître ou se renforcer grâce aux souvenirs liés à l’expérience du camp et aux personnes que l’on y a rencontrées. »
« On remplace notre langue maternelle par une sorte de langue “hôte” : on lit, parle, chante, pense et rêve dans cette nouvelle langue. De retour à la maison, on repasse à notre langue maternelle, ce qui nous rend nostalgique et nous donne envie d’y retourner. »
Qu’as-tu appris au camp ?
« L’un de mes moments préférés était les “deep talks” pendant la sieste avec mon petit groupe d’amies et nos merveilleux moniteurs. Ce sont tous des personnes formidables, pleines de conseils avisés. Ce qui m’a le plus marqué, ce sont les mots de l’un d’eux : “Nous ne sommes que des gens venus ici pour apprendre.” Il n’y a aucune compétition, personne n’essaie d’être le meilleur. On est là pour s’amuser, et on découvre que communiquer dans une langue étrangère peut être un vrai plaisir. »
« Après quelques jours, on ne se rend même plus compte qu’on parle une langue étrangère. On s’y habitue et on se sent à l’aise. Au camp, on est entouré d’amis qui nous aident, et que l’on aide en retour. »
« On prend très vite l’habitude de parler une langue étrangère, grâce aux ateliers ludiques, aux activités, aux workshops et aux excursions, mais surtout à la bonne ambiance au sein du groupe. Un camp linguistique, c’est avant tout une grande famille loin de chez soi. »
Est-ce que tu oses parler plus en langue étrangère maintenant ?
« Aujourd’hui, plutôt que de l’associer aux bancs de l’école et à l’apprentissage par cœur, j’associe désormais la langue à la nostalgie et à de beaux souvenirs, ce qui me donne vraiment envie de la pratiquer davantage. »
« Parfois, on se retrouve dans une situation qui rappelle le camp, et on est enthousiaste à l’idée de montrer ce qu’on y a appris. Les camps donnent donc vraiment envie de parler d’autres langues plus souvent. »
Quels sont tes meilleurs souvenirs des camps linguistiques ?
« Ce que j’attends toujours avec le plus d’impatience, ce sont les excursions. Elles permettent de quitter un peu le cadre familier du camp et de découvrir le monde qui nous entoure. On entre alors vraiment en contact avec la vie quotidienne et on voit comment la langue est vraiment utilisée. On ne se sent plus comme un simple touriste, mais presque chez soi. On essaie de masquer qu’on est un touriste et on se lance plus facilement dans de petites conversations avec les habitants. Lors de ces sorties, on met en pratique tout ce qu’on a appris au camp : c’est notre moment. »
Ressens-tu l’influence du camp pendant l’année scolaire ?
« Je constate que j’ai plus envie de prendre la parole en classe. On ressent une sorte de fierté qu’on a envie de partager avec les autres. De plus, à mesure qu’on participe à plusieurs camps linguistiques, les professeurs donnent plus facilement des retours positifs. »
« Beaucoup de moniteurs Roeland ne parlent que la langue étrangère. On entend donc la prononciation correcte, on apprend à utiliser les registres formel et informel, et on découvre des proverbes et expressions typiques. »
« En résumé, on améliore sa connaissance de la langue simplement en passant quelques jours entre amis. On fait du sport, on chante… et surtout on s’amuse dans une nouvelle langue captivante. »
« Avec tous les merveilleux souvenirs que je garde, je peux dire que les camps linguistiques en valent vraiment la peine. Dès que l’on monte dans le bus et jusqu’à la fin du camp, on est entouré de moniteurs enthousiastes, de sourires contagieux et d’activités extraordinaires. Je n’ai jamais regretté d’avoir participé à ces camps et je suis profondément reconnaissante qu’ils aient marqué mon enfance de manière si précieuse. »
